
Les démarchent marketing des laboratoires évoluent et les stratégies de communication ne se font plus envers les seuls produits et les seuls prescripteurs. La prise en charge des pathologies se doit d’impliquer l’ensemble des acteurs des systèmes de soins : patient, pharmacien, autorité de santé, association de patient, personnel des hôpitaux, etc.
Le pharmacien de ville est acteur de santé de premier plan auprès du patient. C’est une cible à part entière qu’il convient d’inscrire dans les stratégies marketing de l’industrie pharmaceutique.
La légitimité du pharmacien est en effet multiple, et provient de :

Déjà encadré par le code de déontologie des pharmaciens, le rôle du pharmacien d’officine est depuis juillet 2009 intégré dans la nouvelle loi HPST comme étant celui d’un acteur de santé de premier plan (1).
Il lui est notamment reconnu, au-delà de sa mission de dispensation, un rôle dans l’éducation thérapeutique et les actions d’accompagnement de patients (2).
Ainsi, le pharmacien est vu comme un acteur de lutte efficace contre l’inobservance.

Les opportunités offertes au pharmacien par la loi HPST ainsi que l’évolution de la prise en charge des maladies chroniques et des pathologies lourdes (prise en charge en ambulatoire, croissance des médicaments de prescription hospitalière,…) dessinent pour lui de nouvelles missions qu’il est prêt à assumer. Ainsi, dans les prochaines années, l'officine deviendra un lieu majeur du dépistage et de la prévention.
Les pharmaciens interrogés dans le cadre de l’étude Direct Research de Mai 2009 (3) se déclarent prêts à assurer, à 97% leur participation à des programmes de prévention et de dépistage et à 94% leur participation à des programmes d’éducation thérapeutique.
De même, une enquête BVA d’avril 2009 (4) rapporte que 67% des pharmaciens estiment avoir un rôle indispensable dans l’observance et le bon usage des traitements.

De nombreuses études s’accordent à montrer que le pharmacien est non seulement perçu comme un véritable acteur de santé mais également qu’il fait l’objet d’une attente clairement exprimée par les patients, de participer à la prise en charge de leurs pathologies.
L’officine est également perçue comme un lieu garantissant la sécurité du médicament dans lequel le patient aime à revenir.
Selon l’enquête BVA d’avril 2009 (4), la plus grande majorité des patients sont satisfaits de leur prise en charge par le pharmacien. Cette même enquête montre également que 87% des patients sont fidèles à leur pharmacien.
(1) Art. L.5125-1-1-A de la loi HPST de juillet 2009
(2) Actions définies aux articles L. 1161-1 à L. 1161-5
(3) Etude Direct Research : « Les nouvelles politiques promotionnelles des laboratoires éthiques à l’officine : quelles perspectives à l’horizon 2010 ? » - Enquête téléphonique réalisée auprès de 300 pharmaciens d’officine – Source : Direct Research, mai 2009.
(4) Etude BVA « Accompagnement et prise en charge à l’officine des patients atteints de pathologies lourdes ».